Critique Manga : No Game No Life, Please! (US)
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Titre VO : No Game No Life desu!
Dessin : Kazuya YUIZAKI
Scénario : Yuu KAMIYA
Éditeur VA : Yen Press
Type : Shonen
Genres : Comédie, Fantastique, Ecchi
Nombre de volumes : 4
En parcourant le catalogue de l'éditeur américain Yen Press, je suis tombé sur ce spin-off de No Game No Life, terminé en 4 tomes, centré sur le personnage d'Izuna que j'aime bien, j'ai donc essayé de me les procurer. Ayant été édité en 2017/2018, ça fait comme chez nous, certains tomes deviennent difficilement trouvables avec le temps, c'est notamment le cas pour le tome 3, que j'ai finalement réussi à me procurer à mon deuxième essai, désolé si vous ne le trouvez pas à cause de moi !
Je n'ai pas mis de résumé car il y en a pas en français, mais en gros, les événements se déroulent bien plus tard que l'anime et nous suivons le quotidien d'Izuna, qui est devenue la représentante des Warbeasts dans l'alliance qu'ont formé Sora et Shiro avec les pays qu'ils ont affronté. Elle va donc se retrouver à interagir avec les personnages secondaires de l'histoire principale (on voit assez peu Sora et Shiro), ainsi que deux autres représentantes d'autres régions, dans péripéties assez déjantés et une scène de bain à chaque fin de volume.
Si comme moi, vous n'avez que l'anime et les mangas sortis en France comme référence, il y a donc un gros un gros spoil des deux nations suivantes de l'histoire, concrètement il n'y a pas vraiment de détail sur les affrontements, c'est juste qu'on a deux personnages en plus que l'ont ne connaît pas encore (ainsi qu'une troisième plus tard, que je ne sais pas trop où placer dans le scénario).
Nous allons donc suivre les aventures d'Izuna, à qui Sora et Shiro ont demandé "qu'elle est sa façon de gagner" les jeux de ce monde, sujet sur lequel elle va réfléchir tout en faisant face aux frasques des autres personnages notamment Stéphanie et Jibril. Un autre fil rouge va aussi apparaître entre Izuna et la prêtresse des Warbeasts, c'était justement un personnage que j'avais envie de connaître d'avantage. Tout ça a pour but de développer le personnage d'Izuna, qui va tirer des leçons de toutes ces épreuves et se créer un entourage avec un objectif commun.
Étant supervisé par l'auteur original, le manga peut donc être considéré comme canonique, il n'apporte pas vraiment d'histoire parallèle qui serait nécessaire pour l'histoire principale, mais permet de développer les personnages secondaires et la région des Warbeasts, pour les fans de l'univers de la série, ça peut être un bon apport. Si vous êtes lecteurs du Light Novel, ça englobe des références jusqu’au tome 8 à priori.
Au niveau des dessins, nous sommes sur un style plus mignon, suffit de voir les couvertures avec leurs bouilles moe, les pages sont moins chargées que le manga actuel, n'ont pas que ça manque de détail, mais on respire plus et il y a souvent des visages en SD, on retrouve quand même par moment les inspirations des illustrations originales avec les regards épiques et les meches de cheveux de différentes couelurs. Vous aurez sans doute remarqué le logo "Warning" sur la jaquette US, c'est pour prévenir qu'il y a des scènes ecchi, effectivement chaque tome se termine sur une scène de bains (les auteurs y tenaient), donc oui on voit des poitrines, mais rien de bien choquant, il y a une différence de traitement entre les personnages plus jeune et celles peu développés qui est explicité dans l'histoire, donc tout est totalement assumé.
Je n'ai plus vraiment de souvenir détaillé de l'anime et dans le manga français Izuna vient seulement d’apparaître avec très peu de dialogue. Apparemment elle a un langage à la fois rustre et poli, le côté politesse c'est qu'elle termine ses phrases par "desu", qui a été localisé en "please" en anglais, d'où le titre du manga, je ne suis pas assez linguiste pour dire si c'est bon ou pas, mais cet aspect n'est pas dérangeant (au pire je remplaçais please par desu dans ma tête pour ne pas faire de contre-sens). Par contre, le côté rustre, se traduit par des "bitch" et "asshole" dans chaque phrase, ce que j'ai trouvé particulièrement lourd, on sent qu'il n'y a aucun effort de variété, c'est peut être fidèle au texte original car ils sont assez pointilleux sur beaucoup de détail (par exemple la moindre onomatopée à son "son" indiqué en dessous et l'éventuel sens en note), mais ce n'est pas très agréable à lire. Bien que, ça se calme un peu sur les tomes suivants le premier, Izuna se rapprochant des personnages elle les insulte un peu moins ou leur donne des surnoms, mais avoir des phrases qui se terminent par "bitch please" est quand même assez perturbant et confusant, si on est pas en mode Izuna dans notre lecture.
Au final, ce spin-off de No Game No Life est une lecture que j'ai apprécié, même si ça n'a pas été toujours simple à lire, entre la façon particulière de parler d'Izuna, les références à la série de base que je n'ai plus forcément et le simple fait que ça soit en anglais. Si vous aimez Izuna et l'univers de la série, c'est sûr que c'est un titre qui vaut le détour, pour les autres à moins que ça soit le fan service qui vous attire, pas sûr que ça soit l’œuvre la plus importante de la licence à posséder.
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