Test : Tales of Arise & Beyond the Dawn
Tales of Arise & Beyond the Dawn
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Dev : Bandai-Namco
Edit : Bandai-Namco
Support : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, Steam, Switch 2 (2026)
Loc : Textes français, Voix japonaises ou anglaises
Graph : ++
J’ai donc joué à la version PS5 du jeu, j’avais testé la démo sur PS4 à l’époque et les graphismes ne m’avaient pas fait si grande impression. C’est beau, c’est propre, on a une grande distance d’affichage, les décors sont vivants, en combat ça bouge bien, on a beaucoup d’effet visuel et d’informations, mais ça reste lisible autant au niveau de l’action que de l’interface. Les saynètes ont un découpage un peu façon manga avec des cases avec les modèles 3D des personnages, qui s’emboitent de façon pas toujours prévisible, ça change un peu des cadres ou illustrations fixes des autres jeux.
Gameplay : ++
On reprend la recette d’action RPG de la série et on la modernise un peu niveau manipulation. Il y a toujours cette particularité de pouvoir choisir entre mode semi-automatique et manuel selon nos préférences, j’ai opté pour le manuel, mais le semi-auto semblait plutôt bien fonctionner aussi. Le petit détail qui change, c’est que les attaques normales sont passées sur la touche R1 et les touches traditionnelles croix/carré/rond/triangle vont servir aux Artes. Par contre, il n’y a plus cette notion de changer d’artes en fonction de l’orientation du joystick, ce qui fait qu’on se retrouve avec un panel d’action plus limité que dans certains épisodes, bien que par la suite en débloquera un deuxième menu d’artes en combinaison avec la touche L2, ce qui nous fait 8 compétences à alterner en fonction de nos PA.
La grosse originalité du titre vient du système de soin, pour des raisons scénaristiques peu de personnages peuvent soigner les autres, pour cela ils devront caster un arte comme d’habitude, mais celui-ci piochera comme ressources dans la jauge de « PS » (Point de Soins) qui est commune à tous les personnages et ne se régénère pas entre les combats. Ainsi votre soigneur pourra enchainer les soins à l’infini tant que cette jauge a de la réserve et ils s’en sortent plutôt bien tout seul à niveau avec l’IA, il faut juste faire attention à ce qu’ils ne tombent pas KO ni que la jauge soit vide. Vous pourrez toujours compter sur les objets dans l’un ou l’autre cas, on rappel que l’on peut stocker qu’une quantité limitée d’objet de soin, donc il ne faut pas trop se priver de les utiliser si on en a plus d’une dizaine en stock.
La coopération entre les personnages a toujours été une notion importante dans la série, ici on retrouve ça avec le système d’attaque bonus, représenté par les portraits des personnages en bas à gauche de l’écran. Il s’agit d’attaques indépendantes des combos normaux, avec un cooldown, qui vont avoir un effet spécial (mettre à terre un ennemi, interrompre ses arts, bloquer une charge etc.) et tous les ennemis vont généralement être sensibles à un de ses effets. Les attaques continues et les points faibles des ennemis, vont remplir une jauge en forme de losange bleu et quand elle sera pleine vous pourrez lancer une attaque spéciale avec un de vos camarades, infligeant de gros dégâts, de quoi se débarrasser de la plupart des ennemis communs.
Chaque personnage jouable aura sa petite particularité de gameplay qui fera plus ou moins mouche en fonction des gouts du joueur, le personnage principal se bat à l’épée et sacrifiera ses PV pour enflammer les ennemis, Shionne attaque à distance avec son fusil, on aura une magicienne qui doit faire des incantations ou encore une guerrière avec un bouclier qui pare les dégâts au lieu d’esquiver.
Les Artes Mystiques sont bien sûr toujours présents, ils pourront être enclenchés une fois le statut de fureur débloqué, c’est un état qui se déclenche en combat lorsqu’un personnage reçoit beaucoup de dégâts, pendant ce temps sa jauge de PA devient illimitée et si on reste appuyé sur deux touches d’artes on lance alors l’arte mystique du personnage, ce qui mettra fin aussi à son état de rage.
Le système d’évolution repose sur le concept de titre iconique à la série, chaque titre vous donnera accès à une poignée de compétence qu’il faudra apprendre en utilisant les PC cumulés au cours des combats, ça peut être autant un nouvel Arte que des bonus passifs (renforcement des attaques bonus, amélioration de la récupération des PA etc.). Les titres se débloquent assez facilement, principalement au cours de l’histoire, pour les autres la condition est affichée et consiste généralement à cumuler des actions propres au personnage, souvent dans les activités annexes.
Il est possible de fabriquer des accessoires avec les ingrédients récupérer sur la map, la rareté des ingrédients défini le nombre d'effet qu'aura l'objet, mais il faudra renforcer l'équipement avec d'autres ingrédients pour avoir accès à ces effets. Il est possible de fusionner les accessoires entre eux pour échanger des compétences. Sur le principe c'est pas mal, mais en pratique on se contente souvent de celui avec le plus d'effet sans vraiment chercher à optimiser sinon ça coûterait trop de ressources.
Au niveau de ces activités annexes justement, il y a bien sûr des quêtes secondaires, un indicateur dans le menu voyage rapide nous montre où elles se trouvent. Nous retrouvons la cuisine dans les feux de camp et auberges, afin de gagner un boost temporaire. Nous avons aussi un mini jeu de pêche, au départ je le trouvais un peu usine à gaz mais avec les mises à jour/DLC on nous donne tout l’équipement ultime de pêche dès le départ, ce qui le rend plus simple et relaxant au final. On a aussi droit à l’habituelle arène pour faire des combats solo ou en équipe.
Le jeu a aussi un gros délire autour d’une ferme que l’on peut sponsoriser, il s’agit de choisir le bétail que l’on veut élever, puis sa nourriture, cela coute un peu d’argent. Et après un moment en temps réel, on récupère la viande des animaux, ce qui servira pour les différentes recettes de cuisine. De nouvelles bestioles seront disponibles à force d’utiliser la ferme, ce qui conduira aussi à des quêtes et récompenses, notamment tenues et équipements, mais sur la thématique de tout ça.
Pas grand-chose à dire au niveau de la difficulté du titre, il suffit d’avoir le niveau requis pour réussir les combats et généralement les ennemis proches permettent de l’atteindre assez facilement, il n’est pas vraiment nécessaire de farmer quoi que ce soit. Mention spéciale pour le dernier donjon de l’histoire, qui est bien trop long avec de gros ennemis que l’on ne peut pas contourner, ce qui nous force à faire des combats encore et encore, donc difficile de ne pas être au bon niveau. Le post-game demandera juste d’être pris dans le bon ordre pour ne pas être compliqué.
Musiques : ++
On retrouve Motoi Sakuraba aux musiques, le compositeur habituel de la série. Les musiques sont donc assez fidèles à l’ambiance de la licence, on a en plus deux thèmes chantés différents pour l’introduction.
Durée : ++
Terminer l’histoire en prenant le temps de faire les accotés prend une cinquantaine d’heure, ensuite il vous restera quelques quêtes haut level à accomplir, ainsi qu’un classique donjon post-game, ce qui porte la durée de vie pour le 100% à environ soixante-dix heures. Il n’est pas nécessaire de faire un NG+ dans cet épisode.
Histoire : ++
Nous suivons un personnage amnésique portant un masque de fer, qui se révélera s’appeler Alphen plus tard, il est esclave dans un pays soumis par la planète voisine. Alphen a la particularité de ne pas sentir la douleur, il va un jour rencontrer Shionne, une des habitantes de cette autre planète, mais qui est pourchassée par ses paires, elle a la particularité de blesser tous ceux qui la touchent à cause d’une malédiction, ce qui ne fera pas effet sur Alphen, ils vont alors se retrouver pris dans une quêtes de vengeance et de libération du continent, divisé en 5 régions avec chacune son tyran. Au premier abord, l’histoire est pour le moins épique, chaque région va être l’occasion de découvrir comment les habitants originaux sont traités et par qui, comment vont devoir s’y prendre nos personnages pour renverser ça. Puis par la suite, l’ambiance va changer avec les derniers personnages de l’équipe, les convictions aussi et on va se retrouver sur une aventure finalement plus classique, bien que l’objectif restera le même. Si vous êtes fan de la licence, avec le résumé précédent, vous comprendrez facilement quel sera la deuxième partie de l’histoire une fois qu’on a fait le tour du continent et j’ai trouvé que le jeu calait un peu à partir de ce moment là, on sait où il veut en venir, mais il ne sait pas trop comment s’y prendre pour nous y emmener. Même si ça ne fait pas parti de l’histoire principale, on retrouve un classique caméo des jeux précédents dans le post-game et je dois avouer que celui-là m’a fait particulièrement plaisir et vaut le détour si vous avez jouez aux titres de la génération PS4.
DLC Beyond the Dawn :
Ce DLC fait office de chapitre épilogue se déroulant un an après la fin de l’histoire, on constate ainsi les évolutions et changements qui ont eu lieux, ce qui se concrétise par de vraies évolutions des lieux et personnages secondaires, il y a eu un très bon travail de lore building à ce niveau. Nos personnages qui s’étaient tous séparés pour accomplir divers objectifs, se réunissent une nouvelle fois après avoir rencontré une jeune fille aux origines surprenantes et en affrontant de petites menaces résiduelles suite aux derniers événements de l’histoire. Mais cette rencontre va aussi être le début d’une situation qui va prendre une ampleur inattendue, qui va menacer l’état du monde actuelle. Si en soit le scénario de ce DLC fait un peu l’effet d’un film HS dans une anime, en mode c’est cool de retrouver tout le monde pour revivre une aventure mais ça ne change pas grand-chose au final, le fait qu’ils aient bien pris le soin de nous montrer l’évolution du monde rend les choses vraiment plaisantes, on n’est pas du tout sur du contenu cheap. De plus il propose une grande quantité de contenu dont beaucoup de quêtes, comme il est considéré comme un mode de jeu à part, on ne reprend pas le contenu de notre sauvegarde d’origine en dehors de quelques informations. Il faudra environ 20 heures pour en faire le tour, ce qui est plutôt généreux, mais selon le prix payé ça peut paraitre moyen.
Recommandé pour :
Fan de Tales of
Grand publique
Je n’avais pas rejoué à un Tales of depuis Berseria en 2017, bien qu’appréciant la série, j’en avais eu un peu marre après avoir enchainé tous les titres PS3/4. Revenir sur la licence a été plutôt appréciable, on retrouve les bons côtés d’un gros jeu bien localisé et l’ambiance avait l’air plus sérieuse et épique au départ. Finalement, ça reste une expérience assez classique pour la licence que ça soit en termes de gameplay, contenu et scénario, les fans ne seront pas dépaysés. Je suis curieux de voir ce que la série proposera à l’avenir, pour autant je n’ai toujours pas spécialement envie de me refaire les titres précédents avec leur « Remaster » et il me reste Vesperia que je n’ai toujours pas joué.
Quelques screens :
Screens du DLC :
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