Tales of Berseria

ToB PS4

Dev : Bandai Namco
Edit : Bandai Namco
Support : PS4/PC (PS3 japon)
Loc : Textes Français, Voix Anglaises ou Japonaises

Note : La touche "Share" étant bloqué sur PS4, vous aurez très peu de capture d'écran, bouh bouh à Bandai.

Graph : +
Souvenez-vous j’avais fait un aperçu du jeu à partir d’une démo japonaise, pas très élogieux au niveau des graphismes. A ma grande surprise, ils ont vraiment pas mal rattrapé le coup sur la version finale, pas d’aliasing, plus de pixel qui brille, les textures des décors ont été lissées et ont des couleurs un peu plus chaleureuses etc. Le jeu est donc relativement très propre, par contre il est clair que le moteur graphique est toujours la même que Xillia et il commence vraiment à faire dépasser (si vous avez l’œil, vous reconnaîtrez même que les PNJ ont les même têtes que sur ToX). Je pense que c’est d’ailleurs un peu pour cacher la misère, qu’ils ont fait énormément de saynètes pour les dialogues de l’histoire, car elles utilisent des artworks des personnages fait par le studio d’animation, donc de très grande qualité, afin d’éviter de passer par le moteur du jeu à mon avis.

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Gameplay : ++
On a enfin droit à un grand coup fraicheur au niveau du gameplay de la série, ce qui fait extrêmement plaisir. Déjà, les déplacements en combat sont enfin libre de base, vous déplacez avec le joystick dans toutes les directions que vous voulez sans contrainte, fini le sentiment d’avoir des personnages qui se déplacent comme sur des rails (même si le mode semi-auto est toujours présent et utile).

L’utilisation des Artes aussi est totalement différente cette fois, fini le délire de devoir orienter le joystick dans tous les sens pour essayer de sortir l’attaque qu’on veut, maintenant les Artes sont simplement attribués aux touches croix/carré/rond/triangle avec 4 paliers à chaque fois, il est donc beaucoup plus simple d’adapter ses compétences de fonctions de la situation pour faire en sorte de ne spammer qu’une seule touche par exemple.

Dans cet épisode, les attaques consomment de la jauge d’âme, elle est divisé en 5 paliers et diminue en fonction du coup des Artes. De base vous avez que 3 paliers de disponible, vous en gagner d’autres en combats en accomplissant certains action comme briser une garde, infliger une altération d’état ou vaincre un ennemi. Mais c’est aussi valable pour les ennemis, qui pourront vous réduite à un seul palier et là ça devient tout de suite plus compliquer pour enchaîner des attaques. Même si vous jauge d’âme est vide, vous pouvez continuer à attaquer, mais vous êtes beaucoup plus vulnérable aux attaques, vous serez déstabilisé/altéré/brisé quasi instantanément au moindre coup.

Malgré les nouveautés, pour le moment on reste assez proche du classique de la série, la grosse originalité du jeu est ce qu’on appel les « Brise-âme », ça s’active avec la touche R2 et ça consomme une unité d’âme (à condition d’en avoir 3 minimum), l’effet varie selon les personnages, pour Velvet par exemple, elle active sa main de démon et pendant ce temps là elle ne peut plus être mise ko mais ça vie descend en permanence, en contre partie ses statistiques sont boostés. Pour les autres personnages ce sont souvent des grosses attaques avec des conditions d’activation (combos, garde…) et au fil du jeu vous débloquerez des enchaînements de brise âme ou des niveaux supérieurs. Ce sont des coups assez utiles pour maintenir la pression sur les ennemis.

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Le style de Rokurou est à base de contre.

L’utilisation des brise-âme permet de remplir la jauge de JP telle qu’on la connaissait dans Zestiria, celle-ci sert bien sûr aux Mystic Artes qu’on lance à partir de 3JP en fin de combo en restant appuyer sur L2. Cette jauge a aussi une nouvelle utilisation qui est le changement de personnage avec ceux en réserve, cela a été bien simplifié avec la croix directionnelle et consomme un 1 JP par changement, les alliés s’en serve tout seul en général s’ils sont en difficultés, lorsqu’un personnage est ko il perd une partie de ses JP, mais s’il lui en reste un vous pouvez le faire remplacer par un autre personnage, ce qui peut être pratique.

Voilà pour l’essentiel du système de combat qui est à la fois frais et classique, mais je tenais quand même à évoquer un point un peu frustrant qui est propre à la série, c’est le système de combo, dans celui-ci on retrouve le principe de faiblesse élémentaire et de type d’ennemis, mais le problème c’est que vous pouvez difficilement en profiter puisque les combos infligés aux ennemis ne suivent aucune logique, car à tout moment le compteur est remis à zéro car l’ennemi se met en garde ou devient insensible alors que vous étiez en plein enchaînement, même avec les faiblesses, ça manque vraiment de logique, c’est normal que les ennemis bougent et se défendent mais on devrait pouvoir continuer notre combo d’une certaine façon tant qu’on a pas été interrompu par quelque chose, à quoi bon briser une garde s’il récupère dans le même enchaînement.

Au niveau du système d’équipement, celui-ci est un peu plus clair que Zestiria, vous récupérez pas mal d’équipement sur les ennemis, tous avec des compétences secondaires ou non. Chaque équipement à une jauge de maîtrise, une fois celle-ci au maximum votre personnage acquiert définitivement une compétence, il est donc intéressant de maîtriser beaucoup d’équipement différent. Ceux que vous avez en double, vous pourrez les recycler pour obtenir des ingrédients qui serviront à renforcer vos équipements et en les renforçant vous obtiendrez d’autres effets secondaires, donnant encore plus d’utilité à vos équipements.

En dehors des combats et de l’histoire, le jeu ne propose pas grand-chose d’important, puisque les quelques quêtes sont liés aux personnages où sont des chasses aux boss optionnels (comme dans ToX2). Il y a toutefois une pléthore de mini-jeux (cartes, course, pêche…), mais dont l’intérêt est vite limité. Depuis votre menu principal vous pouvez envoyer un bateau en expédition pour ramenez des trésors et ingrédient de cuisine (comme les chats dans ToX2 là aussi). Vous pouvez aussi cuisiner donc, soit instantanément soit automatiquement après chaque combat afin de gagner des effets secondaires. En parcourant les différents vous ramasserez beaucoup de petites boules d'esprit Minouz qui servent à ouvrir les coffres Minouz, qui vous rapporteront des accessoires pour décorer vos personnages. Au cours du jeu vous débloquerez la géo-planche qui vous permet de vous déplacez plus vite dans les villes et donjons, c'est un peu dommage qu'il faut d'abords reparcourir un lieu pour trouver un point lumineux pour activer cette fonction, car on a pas forcément envie de refouiller les anciens donjons.

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Vous aurez aussi de rare tenue à obtenir.

Pour ce qui est de la difficulté, le jeu est assez facile, sans doute car comme j’ai expliqué le gameplay permet de facilement mettre en place un combo très efficace contre les ennemis, du coup on se retrouve assez souvent à spammer une seule touche en fonction de la situation. Après bien sûr, vous avez un large choix de niveau de difficulté, je déconseille par contre de jouer en Simple, car le système de faiblesse élémentaire est retiré rendant les combats inintéressant au possible (et pas forcément plus rapide).

Musiques : +
Mais où est passé Go Shiina ? L’OST de Zestiria avait été une excellente surprise grâce à la présence d’un deuxième compositeur, alors pourquoi ne pas le reprendre pour la préquelle ? Du coup on se retrouve avec juste Motoi Sakuraba, qui est certes un grand compositeur, mais qui a vraiment du mal à se renouveler sur la série, malgré que certaines pistes soient justement plus ou moins reprise de Zestiria (par exemple on n’a aucune chanson en bataille, alors que ça avait bien marqué les esprits dans le précédent).

Durée : ++
L’histoire est vraiment longue pour un JRPG classique, environ 60 heures si vous ne faites pas trop d’objectifs secondaires, sinon vous pourrez facilement atteindre les 70 heures en ratissant bien. Le contenu post-game est peut être un peu avare avec juste un donjon un donjon bonus et 2-3 autres boss optionnels haut niveau, mais qui restent gérables sans farming ni stratégie particulière. Pour les chasseurs de trophées, techniquement tous les trophées peuvent s’obtenir en une partie, mais il est plus simple de faire un NG+ pour profiter du bonus d’expérience entre autre, ce qui fait facilement dépasser les 100 heures de jeu.

Histoire : ++
Vous en aviez marre des héros pleins de bons sentiments qui se mêlent de tout pour sauver la veuve et l’orphelin ? Hé bien c’est tout l’inverse ici, on a une bande d’égoïste qui sont prêt à faire tout et n’importe quoi pour accomplir leur objectif personnel, on essaye un peu de nous vendre qu’on joue avec des méchants et tout, mais bon, ça reste quand même un Tales of avec ce que ça implique niveau moralité. Le scénario fait donc la part belle au développement des personnages, certains plus que d’autres (justifié) et on a surtout une grosse thématique autour de « sentiment vs raison » qui est quelque chose quand même assez intéressant à creuser.
Bien que l’histoire se suffise à elle-même, elle renvoi à tout moment des références pour Zestiria, ce qui donne quand même l’impression qu’elle repose beaucoup sur l’épisode précédent, il est difficilement imaginable de ne pas faire les deux épisodes pour bien en profiter.

Recommander pour :
Fan de Tales au sens large

Après un épisode Zestiria assez catastrophique sur certains points, il est vraiment plaisant de jouer à ce Berseria, rien que pour son gameplay beaucoup plus fluide et satisfaisant, toute fois il propose aussi un aventure avec des personnages attachants, bien loin de tous les stéréotypes qu’on a connu jusqu’à maintenant. Bien que pas parfait, il permet facilement de se réconcilier avec la série si vous aviez un peut été refroidi par les épisodes précédents. Je n’irais pas non plus affirmé que c’est le meilleur épisode de la série, bien que je n’ai pas trop d’avis là-dessus, mais c’est clairement un très bon jeu que je vous recommande.