Tales of Symphonia : Dawn of the New World HD

ToS Chronicles

Dev : Bandai Namco
Edit : Bandai Namco
Support : PS3
Loc : Textes Français, Voix Anglaises ou Japonaises

Graph : -/+
A la base il s’agit donc d’un jeu Wii, pour avoir fait l’expérience d’y jouer sur émulateur avec des réglages augmenter au maximum, cette version PS3 me semble un cran en dessous de ce qui pourrait être affiché, surtout niveau aliasing. Globalement, il est quand même plutôt beau et propre, mais on remarque quand même la différence entre les décors issus du premier jeu et les nouveaux, qui sont beaucoup moins inspirés et détaillés, mais les personnages sont assez jolis et ont droit parfois à des animations type manga sur leurs visages, ce qui est assez drôle. On regrettera l’absence totale de vidéo animée en dehors de celle d’introduction.

Gameplay : +
Nous retrouvons dans cet épisode la base du gameplay classique des Tales of, c'est-à-dire les actions en mode manuel/semi-auto/automatique et des Artes sur la touche rond ou il faut orienter le jostick pour choisir lequel effectuer. Bref, je vous détail pas tout ça, si vous avez déjà joué à un Tales, vous vous y retrouverez facilement, juste une chose que j’avais remarqué rapidement, une astuce pour dominer facilement les combats contre les monstres normaux et d'abuser des attaques aériennes avec Emil, vous enchaînerez ainsi les ennemis en l’air sans risque de prendre des dégâts.

La grande particularité du jeu, c’est qu’en plus du duo principal, le reste de votre équipe est composé de monstre que vous recrutez au cours des combats (on sait maintenant à qui FFXIII-2 a piqué son idée). Vous ne pouvez pas contrôler directement ces monstres (éventuellement leur ordonner un Arte) et ils ne peuvent pas utiliser des objets, mais ils gagnent bien plus d’expérience et sont donc souvent bien plus fort que nous, ce qui en fait des alliés de poids. Comme dans tous les jeux du genre, vous pourrez faire évoluer vos monstres en forme supérieur, pour cela il suffit d’attendre qu’ils aient atteint le bon niveau et de les nourrir. Quand ils évoluent, ils gardent 20% de leurs statistiques actuelles, il est donc intéressant d’attendre qu’ils aient atteint leur limite de niveau avant de les faire évoluer. Mais le truc qu’il faut savoir, c’est qu’une fois qu’ils ont atteint leur forme ultime, ils peuvent dé-évoluer pour revenir dans leur forme de base, c’est intéressant pour la collection, mais un peu casse gueule si vous avez un monstre favoris dans votre équipe.

Régulièrement vous aurez des personnages du premier Symphonia qui viendront vous donnez un coup de main, libre à vous de les prendre dans votre équipe, mais ils ont des niveaux et des équipements fixes, ce qui ne les rend pas forcements utiles. Mais ils peuvent utiliser des objets et être contrôlé pour le joueur contrairement aux monstres, ce qui peut vous sauvez la vie, car il faut avoir que si tous les personnages humains de l’équipe sont KO, c’est game over instantané, donc avoir une marge d’erreur, plus d’Emil et Marta peut être utile. Là ou le jeu pèche, c’est dans le menu stratégie où en gros vous avez juste le choix entre attaquer ou attendre (et économie de MP), pas de possibilité de mettre quelqu’un en mode soigneur par exemple, ce qui aurait pu être utile.

En dehors des combats, pas grand-chose à signaler, quelques énigmes et mini-jeu, pas forcément très intéressants. L’exploration de la carte du monde a totalement disparu au profit d’une simple animation de déplacement entre les lieux, ça enlève le charme d’un voyage initiatique. Vous avec accès à une sorte de tableau de quête en parlant aux Minouz, elles se divisent en 2 catégories en gros, soit un combat direct, soit l’exploration d’un petit donjon, mais rapidement on comprendra qu’elles sont juste chiantes et inutiles et on évitera de perdre du temps à en faire (bien qu’il y a un donjon bonus à débloquer avec).

Musiques : +
Globalement de qualité, les musiques sont moins marquantes que celle du jeu précédent sans doute parce qu’il y a deux compositeurs et que Motoi Sakuraba reste la référence sur la série.

Durée : +
Comptez une petite trentaine d’heure (entre 31 et 35) pour terminer l’histoire, si vous ne perdez pas trop de temps sur les quêtes. Faire un NG+ avec un guide peut être assez intéressant de manière générale, afin de voir certaines scènes optionnelles et les saynètes que vous auriez manquées et aussi accéder au donjon bonus (pour les connaisseurs, je l’ai terminé sans dessiner de plan). Pour obtenir le trophée platine, il faudra faire 3 parties minimum en complétant tout ce qui est possible, il est estimé à 120 heures, j’avais largement tout complété en 92 heures, mais dans tous les cas il faut attendre 100 heures pour un trophée…

Histoire : +
Le scénario arrive rapidement à gagner notre intérêt car il place dés le début Llyod, le héros du jeu précédent comme principal antagoniste du point de vue d’Emil notre nouveau personnage principal. Le joueur averti aura donc la même réaction que la plupart des autres personnages du jeu « c’est impossible, pourquoi ? ». Et du coup on se prendra à l’aventure et l’envie d’en savoir plus nous fera avancer sans problème. Ensuite vient notre duo principal, Emil et Marta, au début Emil est typiquement le genre de héros qu’on a envie de secouer, mais rapidement il va gagner une sorte de deuxième personnalité qui va le faire évoluer. Marta, de son côté a une personnalité assez originale pour une héroïne, elle aime Emil et ne manquera pas de lui rappeler à tout moment (alors qu’elle est doublée en jap par la Tsundere n°1 : Kugimiya Rie), mais pour autant elle ne sera pas la fille fragile à protéger et sera toujours là pour soutenir et motiver Emil, elle devient rapidement un personnage très attachant. Les nouveaux personnages secondaires (Richter, Alice, Decus…) sont assez intéressant, mais l’histoire principale ne révèle par leur background, il faudra voir des événements secondaire en revenant dans des lieux déjà visiter pour en savoir plus sur eux, ce qu’on aura pas trop l’idée de faire sans guide. Les personnages du premier Symphonia, sont eux par contre un peu moins bien traité, à la limite de la caricature par moment avec des running gag (Sheena qui tombe dans des trous, Regal prisonnier…).

Recommander pour :
Fan de Tales of (Symphonia)
Fan de collection de monstre

Malgré un côté plus ou moins assumé, de suite vite faite, ce « Tales of Symphonia 2 » a un petit quelque chose d'entraînant qui fait qu’on a envie d'avancer quand on y joue. Sans doute grâce à son gameplay simple et efficace, ses personnages attachants et surtout le retour sur le monde de Symphonia. Alors certes, ce n’est pas le jeu du siècle et je peux comprendre le désamour de certain joueurs à son sujet, mais pris pour ce qu’il est (une suite avec collection de monstre, limite un spin-off), il fait son petit effet et le bouder sans lui avoir donné sa chance serait une mauvaise idée.