Akiba’s Trip : Undead & Undressed

 Akiba's Trip PS3

Dev : Acquire
Edit : Xseed Games (US)/ NISA (EU)
Support : PS3/PS Vita
Loc : Textes anglais, Voix anglaises ou japonaises

Note : Test effectué à partir de la version PS Vita.
Au Japon le jeu est connu sous le titre « Akiba’s Trip 2 » car il y a déjà eu un premier épisode sur PSP, qui n’est pas sortie chez nous, mais le scénario n’est pas lier à celui là.
Une version PS4 va sortir prochainement, elle apporte son lot de petits ajouts, mais globalement elle est quasi identique à celle-ci.

Graph : -/+
Soyons clair, ce n’est pas terrible, sans être moche pour autant, les graphismes du jeu ne sont pas au niveau des consoles actuelles, on a un peu l’impression de voir un jeu PSP lissé en HD, les personnages manquent un peu de polygones et l’aliasing est flagrant. Après il faut relativiser un peu, ça ne pique pas non plus les yeux, la ville est assez bien modélisée, malgré des zones trop petites, si on comparerait avec de vrais imagines, je pense qu’on reconnaitrait assez bien les lieux. Une chose assez drôle, c’est qu’il y a à chaque coin de rue des écrans géant qui diffuse divers vidéos, notamment des trailers d’autres jeux et la qualité de ces vidéos tranche nettement avec celle des décors qui les entours.

Gameplay : +
Il est un peu difficile de cerner le style du jeu, mais « Action RPG » semble correspondre le mieux. Il se déroule de la manière suivante, votre QG est un bar d’otaku, là-bas aura lieux de nombreux évènements avec vos amis, lesquels conduiront à des missions à effectuer en ville. Contrairement à ce qu’on pourrait pensé il ne s’agit pas réellement d’un jeu en monde ouvert, puisqu’en fait le quartier d’Akihabara est divisé en une quinzaine de zone, chaque changement de zone donnant droit à un temps de chargement, vous pouvez parcourir librement toutes ces zones, mais rien ne s’y passera concrètement, sauf si vous provoquer un combat de vous-même. Le petit défaut que je reprocherais aux phases d’exploration c’est l’absence d’une mini-map quand vous êtes dans une zone, certes elles ne sont pas bien grandes, mais tout cet univers urbain se ressemble beaucoup, donc parfois on se mélange un peu et on ne sait plus de quel coté on voulait aller. Une fois arrivé sur la zone concernée par une mission, un évènement se déclenche et se termine en général par un combat.

Venons-en donc au système de combat, sur le papier il est assez simple et basique, en pratique c’est un peu différent… Le but est donc de déshabiller vos adversaires puisque ce sont en général des espèces de vampires qui bruleront une fois leur corps exposé au soleil, pour cela vous devez attaquer leurs vêtements, on les divise en 3 parties, la tête, le haut et le bas, ce qui correspond à une touche de la manette, triangle vous permettra d’attaque la tête, rond le haut du corps et croix, le bas. Les coups dépendent de l’arme que vous avez équipé, celles-ci se divisent en 4 groupes, « poing », « brique », « couteau » et « grande épée » qui correspondent plus au moins à un style de combat, même si certaines armes peuvent avoir des variantes de coups. L’armement du jeu est complètement déjanté, tout et n’importe que vous avez ramassé peut servir d’arme, de la simple flûte au panneau d’arrêt de bus en passant par un clavier ou un écran de PC. Chaque vêtement à une jauge de vie, une fois celle-ci vidé, il se mettra à émettre une lueur signifiant qu’il peut être retiré, pour cela il suffit de resté appuyer sur la touche d’attaque correspondante, rond si c’est un t-shirt par exemple et votre personnage tentera de l’agripper pour l’arracher. En cas de réussite et si d’autres vetements on leur vie diminué, une QTE démarrera et chaque touche fera retirer un vêtement à vos ennemis et si vous atteignez un combo suffisant un finish façon Hokuto no Ken fera carrément perdre les sous vêtement de vous ennemis en appuyant simplement sur la touche qui apparaitra au bout moment (pas de soucis, de la lumière viendra cacher ce qu’on n’est pas sensé voir). Quelques éléments de gameplay plus avancé sont à signaler, la touche R vous mettra en garde, vous serez alors invulnérable contre les attaques de bases de vos ennemis, en appuyant sur une touche d’attaque après une attaque ennemis avec le bon timing vous pourrez même lancer une contre-attaque, encore mieux, si les vetements de l’adversaire sont déjà affaibli lors d’une contre-attaque, celle-ci deviendra un contre-strip et la QTE continuera normalement, il est donc possible de jouer de façon totalement défensive. Tout ceci est valable pour les adversaires mais pour votre personnage aussi, si vos vetements sont trop abimé, les ennemis pourront vous les retirer voir pire, les déchirer en cas d’attaque continu, alors pour éviter cela, penser régulièrement à utiliser la touche L qui vous fera une petite dance réparant vos habits. Il arrivera aussi que les ennemis se la joue défensive, dans ce cas pour éviter les contre attaques, il faut utiliser un coup chargé pour cela il faut faire une touche d’attaque et maintenir le joystick dans la direction opposé de l’adversaire, ces attaques sont uniques et sensés être imparable...

Bien que basique le système de combat est plutôt bien pensé et contient ce qu’il faut pour avoir différente approche, mais en pratique tout n’est pas aussi simple, plusieurs gros problèmes viennent plomber vos combats. Tout d’abords, aucune touche pour locker vos adversaires, à partir du moment que vous attaquez le jeu auto lockera l’ennemis qui est face au regard de votre personnage, même si celui est à dix mètres et que vous en avez trois autres tout proche prés à vous frapper, du coup vous brassez de l’air à essayer de toucher quelqu’un qui n’est pas à votre portée. Ce défaut se ressent notamment lors des attaques chargées réputées imparables, mais si votre personnage ne lock pas le bon ennemis vous ferez un coup dans le vent, ça pourrait toucher d’autres ennemis proches mais souvent ce n’est pas le cas. De manière général on peut signaler un léger manque de réactivité de notre personnage qui met beaucoup trop de temps à se décider à se déplacer quand on veut fuir pour éviter un surnombre d’ennemis, de plus la version Vita semble avoir quelques lag, notamment lors des QTE, elle se met à ramer, on appuie pour faire le combo, mais rien ne se passe et on a pas le temps de réappuyer que c’est trop tard. Tout cela ne semble pas bien grave, mais lorsque vous jouez en difficulté élever ou lorsqu’il y a vraiment beaucoup d’ennemis ça devient très handicapant et nous fait râler méchamment.

Revenons aux équipements, vous récupérez armes et vetements lors de vos combats, pour les vetements il ne suffit pas de les arrache, il faut d’abords gagner assez d’expérience dans un style de tenue (école, uniforme, lolita…etc.) pour pouvoir les gagner. Vous avez la chance d’avoir une petite sœur fan de cosplay, du coup elle pourra améliorer vos équipements grâce à un système de fusion, choisissez celui que vous voulez améliorer puis ceux avec lesquels vous voulez le fusionner pour que celui-ci gagne une partie de leurs statistiques, mais c’est une option que vous n’utiliserez presque pas lors de votre première partie car il ya toujours moyen de ramasser mieux que ce qu’on porte actuellement. Mais il existe d’autres équipements purement décoratif, les accessoires qui sont de simple ajout comme un collier, la démarche à vous de voir si vous voulez marcher comme un clodo ou une petite fille et le style de combat qui représente en fait les animations des QTE, si vous voulez retirer les habits de vos ennemis façon catcheur ou en faisant des chatouilles. Tout cela donne un niveau de personnalisation très élevé, si en plus on rajouté l’option cross-dressing déblocable ou l’utilisation de modèle d’autres personnages en NG+, vous avez de quoi faire.

Vous avez le choix entre 3 modes de difficulté au début du jeu : easy, casual, gamer. Me sentant insulté par les deux premiers, j’ai pris le troisième et j’ai réussi à finir le jeu sans trop de problème. Donc si vous avez un peu de maitrise dans vos doigts, vous pouvez le tenter directement en gamer, cela vous forcera à maitriser tous les aspects du gameplay ce qui n’est pas plus mal, mais aussi à devoir supporter ses gros défauts.

Musique : +
L’OST du jeu est plutôt discrète, les musiques remplissent leur rôle d’illustrations lors des phases de dialogues, sans être vraiment marquante, par contre celle des combats sont déjà beaucoup plus sympathique et colle bien à l’ambiance moderne et un peu funky du jeu. La grande particularité sonore du jeu, viens des phases de promenade en ville ou il n’y a pas de thème de musical, mais plutôt des son réaliste avec le bruit de la circulation quand on est aux bords de la route, ou les divers PNJ qui crient de la pub dans la rue comme des maids et leur café, mais surtout ce sont les écrans géants dont je parlais plus haut qui mettrons de l’ambiance à tout moment avec leurs vidéos et entendre le générique de Disgaea 4 lorsqu’on marche dans la rue ça vaut toutes les pistes imaginables, sur ce point là le sentiment d’immersion dans l’univers d’Akihabara est vraiment réussi.

Durée : +
L’histoire avec toutes les quêtes annexes se termine la première en environ 15 heures, c’est assez court, mais le jeu a une énorme rejouabilité car il y a 4 fins à obtenir (une par héroïne) et le choix parmi 4 modes de difficulté. Certes les NG+ peuvent aller très vite en ligne droite, mais le jeu ne mérite pas d’être rusher juste pour avoir les fins, il est beaucoup plus drôle de prendre son temps à refaire les quêtes secondaire, même si au final on atteindra une quarantaine d’heure grand maximum. Si vous faites toutes ces fins, le trophée platine sera quasiment acquis, la plupart des trophées se débloque naturellement, à condition de terminer les deux plus hautes difficultés. Si vous aimez vraiment le jeu, alors vous aurez peut être envie de compléter l’encyclopédie des divers objets et tenues du jeu, dans ce cas là, vous pourrez rajouter encore pas mal d’heure de jeu.

Histoire : ++
Aux premiers abords le scénario semble assez basique : un otaku va se retrouver mêler à une histoire d’expérience visant à créer des espèces de vampire synthétique mais il va être secouru par une fille qui ne semble pas humaine et qui va faire de lui sous familier, ensuite il va retrouver ses autres amis otaku et ensemble ils vont essayer de sauver Akihabara de cette menace obscure. La force du scénario va ensuite venir de plusieurs points, déjà le côté otaku, notre personnage est plus un antihéros qu’autre chose, qui préfère les figurines et les animes au reste, mais il ne sera pas le seul bizarre, entre sa petite sœur hikkikomori, une maid européenne, une idole siscon…etc. vous en aurez pour tous les genres et ça impactera le scénario puisque entre deux scènes de baston, pourquoi ne pas participer à un concours de cosplay ? Ensuite, le côté sérieux du scénario nous emmènera quand même sur les traces de complots plus importants qu’on pourrait le croire. Et enfin, les différentes fins ou plutôt les différents embranchements du scénario sont vraiment intéressants, les évènements changent réellement pas juste la scène finale, ce qui donne une plus grande profondeur à l’univers et aux relations entre les personnages, chaque chemin nous apportant son lot d’informations supplémentaires. On regrettera juste que Kati, une des alliées qui peut nous accompagner n’a pas droit à un cheminement contrairement aux autres filles.

Recommandé pour :
Otaku de tout niveau
Fan de Japon/Akihabara

Malgré un côté technique à la ramasse et une gameplay oscillant entre hilarité et frustration, cet épisode d’Akiba’s Trip est un concentré de fun et de culture otaku. Le plaisir qu’on a à parcourir Akihabara, de voir des références otaku à chaque coin de rue, de se retrouver à combattre la parodie d’un célèbre groupe de 48 idoles en étant équipé d’un pique à kebab, d’avoir un smartphone et ses applications comme menu, d’admirer une pub pour l’anime Neptunia sur une interface Youtube lors d’un temps de chargement, tout ça fait qu’on prend énormément de plaisir à parcourir le jeu dans tous les sens. Je ne peux que vous recommander fortement de lui donner sa chance, je ne vois pas comment on ne pourrait pas s’amuser en y jouant. Concernant la version PS4 qui arrive, je trouve que le contenu est trop proche de cette version pour que j’aie envie de refaire le jeu entièrement donc je ne pense pas la prendre.