Fairy Fencer F

Fairy Fencer F

Dev : Compile Heart, Idea Factory
Edit : NISA
Support : PS3
Loc : Textes anglais, Voix anglaises ou japonaises


Graph : + 
On retrouve le style de graphisme habituelle des jeux Compile Heart, les environnements 3D rappellent ceux de Mugen Souls Z et les personnages ceux de Neptunia, mais tout ceci est de meilleur qualité que dans ces précédents titres, on ne voit presque plus d’aliasing et les décors sont plus grands et variés. Chose intéressante à savoir, le chara design du jeu n’est autre qu’Amano à qui on doit les personnages de FF et l’illustrateur c’est Tsunako qu’on connaît pour Neptunia et Date A Live, ça donne un mélange intéressant. Le bestiaire est en grande partie original, ce qui fait plaisir, même si on retrouve quelque monstre habituel tiré d’Agarest entre autre. Aucune cinématique à l’horizon, on se contentera de CG et des dialogues du style VN.

Gameplay : ++
Les combats sont du style Neptunia, au tour par tour vous déplacez vos personnages dans une zone fermée pour attaquer l’ennemi. Vos actions sont classiques, attaques simples, skill (physique ou magique), objet, switch avec un allié en réserve. Chaque coup effectué ou reçu fait varier une jauge de tension sous les HP, une fois celle-ci au trois quarts, vous pouvez utiliser l’option « Fairize » qui permet à votre personnage de fusionner avec sa « Fairy » et ainsi gagner un gros boost de stats (l’équivalent du HDD mode de Neptunia) et accéder a des skills plus puissant, mais consommant des HP aussi (rapidement dépassé par des skills normaux, je regrette aussi l’absence de véritable grosse attaque ultime). Chaque personnage peut aussi une capacité qui lui ai propre, cela passera sont tour, mais vous aurez le bénéfice au tour suivant, le héros voit son attaque boosté en contrepartie d’une consommation de SP accrue, l’héroïne aura un bouclier qui annulera un attaque ennemi, etc… Au début du jeu on se reposera essentiellement sur les Skills, puisque ceux-ci font très mal et tueront la plupart des ennemis en un coup, mais afin de pallier rapidement à cette consommation excessive de SP, améliorer ses attaques normales est un bon plan, car vous pourrez effectuer plusieurs combo d’affiler avec un personnage ce qui sera aussi efficace qu’un skill, de plus si le tour de plusieurs de vos personnages se succèdent vous aurez une chance de déclenchez une « Avalanch Attack », ou ceux-ci viendront se joindre à vos combos en cours, sans perdre leur tour ensuite. Pour améliorer vos personnages, en plus de l’équipement classique, vous devez en fait améliorer leur arme (« Fury »), qui est fixe, pour cela vous utiliser des WP (Weapon Point) gagner à chaque fin de combat, dans un menu nommé « Weapon Boost », ici vous utilisez vos WP pour augmenter les stats de base, mais aussi le nombre de combo, apprendre des nouveaux skills, compétences d’exploration ou des combos pour les attaques normales. Globalement, le jeu est très facile, voir même trop facile, vous éliminerez tout ce qui se dresse sur votre route sans soucis, votre pire ennemi au final ce sont les nombreux scripts lors des combats de boss, car vous vous lancerez corps et âme dans un combat qui se déroule bien, claquant vos SP sans limite et enlevant une grosse partie de la vie du boss, mais au bout de 2 tours le combat s’arrête pour reprendre après un dialogue et là, le boss à retrouver toute sa vie, mais vous non, ni vos SP, ce qui peut entraîner quelque désagrément, mais rien d’insurmontable (et c’est assez pitoyable de voir un événement avec nos personnages galérés contre un boss alors qu’on la quasi tué avant le script…).

En dehors des combats, nous avons accès à une ville avec un magasin (avec option synthèse, mais très basique), un bar pour des quêtes (chasse/loot) et une auberge pour discuter avec les autres personnages. Au cours du jeu vous allez ramasser des « Fury », techniquement ce sont des armes, mais vous n’allez pas vous en servir en tant que tel, car chacune contient une « Fairy », vos personnages on déjà d’un point de vue scénaristique une « Fury » et la « Fairy » qui va avec, mais vous aurez la possibilité de leur attribué une deuxième « Fairy » qui apportera des effets passifs comme améliorer un élément ou régénérer des SP en fin de combat (ou comment devenir invincible), elle gagneront des niveaux au fil des combats et d’autres boost, mais sont limitées à 10 level. L’autre utilisation de ces « Fairy » et de retirer des sceaux sur les deux divinités scellées de l’histoire, cela se déroule depuis l’auberge, chaque « Fairy » a un rang de C à S qui va permettre de retirer un sceau équivalent, cela entraîne un petit combat et votre « Fairy » gagne une nouvelle capacité en fonction du sceau retiré. Sur la carte du monde, vous avez la possibilité de planter des « Fury » dans le sol, si vous le faite au niveau d’un donjon celui-ci aura des effets supplémentaires comme Exp +10% et Atk Physique diminué, ces effets sont aussi déterminé par le sceau retiré avec la « Fairy » qui correspond à l’arme, à noter que vous ne pouvez pas équiper une « Fairy » si sa « Fury » est planté. Planter ces armes vous permet aussi de débloquer les étages d’une tour optionnelle pour des challenges supplémentaires.

Musique : ++
La aussi on retrouve un autre grand nom, puisque Nobuo Uematsu est aussi de la partie via le groupe Earthbound Papas, mais aussi d’autres compositeurs sont présent, dont l’habituel Kenji Kaneko. Du coup la aussi ça donne un mélange intéressant, tantôt des thèmes de boss épique, un thème de la ville à la guitare façon Agarest 2 ou des thèmes chantés lors des transformations.

Durée : +
Finir l’histoire vous prendra entre 30 et 35 heures, ce qui est le minimum qu’on peut espérer d’un RPG. Compléter le reste et les autres fins vous prendra à peine 20 heures (pour certaine raison, je ne pense pas que vous relirez les dialogues, donc en skippant les NG+ vont très vite). Mais cela ne suffira pas à obtenir le trophée platine, qui nécessite de cumuler 10 000ko et 100 million d’or, ce qui est complètement à coté des proportions du jeu et vous nécessitera une trentaine d’heure de farming (les DLC payant peuvent aider, mais ça serait entré dans le piège des DLC), désolé mais brasser de l’air pendant 30 heures n’est pas de la durée de vie digne de ce nom.

Histoire : +
Le scénario est limite parodique ou très inspiré de manga shonen avec un héros fainéant et glouton qui n’en a rien à faire de ce qui l’entour même s’il se retrouve plonger dans une quête pour l’avenir du monde. Du coup c’est assez drôle, on croise des personnages intéressants et attachants. Mais l’histoire est divisée en deux parties suite à un événement dont on ne s’attend pas, la surprise est réussie, mais du coup la deuxième partie devient un peu trop prévisible et redondante. Les trois fins et les personnages optionnels n’apportent pas un grand changement au scénario non plus.


Recommandé pour :
Fan de Compile Heart/Idea Factory
Joueurs plutôt casual

Au final Fairy Fencer F est une sortie de pot-pourri des jeux CH/IF mais arrive quand même à se forger sa propre identité, ce qui donne un univers et des personnages sympathiques. Malheureusement le soufflé retombe rapidement, à cause de l’absence de difficulté, un scénario qui se répète et un farming exagéré pour les chasseurs de trophée. Toutefois, tout comme le premier Neptunia à son époque, on ne regrette pas pour autant l’expérience du jeu et l’annonce d’une suite sur PS4 éveil notre curiosité. En espérant que nous pourrons jouer rapidement aussi à l’autre projet Galapagos RPG : Omega Quintet.