Sorcery Saga : Curse of the Great Curry God

Sorcery Saga front

Dev : Compile Heart
Edit : Aksys (NA), Rising Star (EU)
Support : PS Vita
Loc : Textes Anglais, Voix Japonaises

Note : Le jeu est bel et bien disponible en version physique en Europe, mais assez difficile à trouver en magasin donc Amazon est votre ami pour le coup.
Astuce : Pour faire un back-up d’une sauvegarde temporaire, branché votre PS Vita à votre PC, aller dans le gestionnaire et contenu et copier l’application sur le PC, vous pourrez ainsi restaurer le jeu et reprendre une sauvegarde temporaire en cours (par contre ça met une notification comme quoi c’est la première fois que vous jouez au jeu à chaque fois dans les activités).

Graph : +
Vu que c’est un donjon-RPG la comparaison avec The Guided Fate Paradox et quasi inévitable et pour le coup on pourrait presque dire qu’il s’en sort mieux que ce dernier lors des phases d’exploration puisque les environnements sont en 3D vu du dessus et les personnages aussi mais en SD (c’est d’ailleurs l’approche qui a été prise pour le prochain GFP). Les modèles sont assez propre bien que ça alliase un peu, très peu d’effet malheureusement lors des attaques pendant les combats. Quant aux dialogues, il s’agit comme d’habitude de phase en visual novel, rien d’exceptionnel à signaler à ce niveau, les artworks ne sont pas animés, on remarque rapidement que les fonds des conversations sont recouverts d’un motif en losange, ça fait un peu bizarre, ça donne un style, mais du coup on ne profite pas vraiment des illustrations.

Gameplay : ++
On retrouve donc le principe des donjon-RPG rogue-like, c'est-à-dire à chaque début de donjon vous êtes lvl1 et les étages sont générés aléatoirement. Il y a quand même de grosses différences à signaler par rapport à GFP, la première est la gestion des diagonales, ça peut paraitre tout bête, mais ça change pas mal l’approche d’un jeu en case de pouvoir vous déplacer et attaquer en diagonale. Ensuite la partie technique du jeu est assez simpliste, seule votre équipement détermine vos statistiques, il n’y a pas de cumul ou autre possibilité d’améliorer les stats de base. En combat, en plus de l’attaque de base vous pouvez utiliser des sorts, ces sorts s’apprennent grâce à des livres que vous ramassez dans les donjons, les sorts doivent être équipés au préalable pour être utilisé et ils peuvent améliorer en ramassant plusieurs fois le même livre, le seul soucis des sorts c’est qu’ils sont limités en utilisation et sont donc à utiliser que en cas d’urgence.

Au niveau de l’exploration, on commence au premier étage d’un donjon, ou plutôt de la forêt qui l’entoure et après 3 étages on arrive enfin dans le donjon, ici chaque étage peut avoir un malus comme sorts scellés, mouvements ralentis, pas d’objet… mais ça reste assez rare. Dans les originalités du jeu, vous êtes accompagné partout par Kuu, un lapin glouton qui est votre garde du corps mais aussi l’équivalent de votre jauge d’endurance, puisque sa barre de vie descend toute seule et s’il est KO vous ne pourrez pas passer à l’étage suivant, mais pas du soucis puisqu’il est capable de d’engloutir tout ce que vous lui lancez pour régénérer sa vie donc débarrassez-vous de tout ce qui est inutile, ça lui donne aussi de l’expérience et tous les 3 niveaux il apprend une capacité de soutien, allant de l’ajout d’élément à ses attaques à des choses plus intéressantes comme la possibilité de forger ses équipements. Parmi la quantité d’objet qu’on ramasse, il y entre autre de nombreux ingrédients pour faire du Curry vu que c’est la trame principale du jeu, mais vous pourrez aussi les utilisez vous-même pour cuisiner un plat une fois par étage, si vous le mangez il vous donnera une grosse quantité de bonus (exp, stats, soins etc…) l’effet sera plus ou moins long selon la qualité du curry cuisiné. Les pièges au sol qui sont un peu la base des jeux du genre, sont absent, mais vous aurez quand même droit à des coffres piégés avec divers effets négatifs (dégâts, destruction d’objet, attirer les ennemis, etc…) mais aussi à des Monster House où de nombreux ennemis apparaitront d’un coup dans une pièce, vous obligeant à tous les éliminés pour pouvoir en sortir. Globalement la difficulté est assez basse, vous pourrez enchainer quasiment tous les donjons de l’histoire d’affiler sans trop avoir de problème, les boss des derniers étages n’étant guère un défi, je suis mort qu’une seule vrai fois par exemple, en lisant un parchemin non identifié qui m’a explosé à la tête...

En dehors de l’exploration vous êtes sur le menu principal de la ville, vous aves accès à plusieurs destinations, le magasin ou vous pourrez acheter divers petites choses plutôt inutile, la principale utilité du magasin c’est que le propriétaire vous apprendra des nouvelles recettes de curry quand vous lui amenez des nouveaux ingrédients. Ensuite il ya l’académie avec son panneau de quête mais il s’agit plutôt de trophées interne au jeu que de quête au sens ou on l’entend habituellement. La bibliothèque contient divers livres qui sont en fait les statistiques du jeu avec la liste des objets, des monstres etc… Et enfin, votre maison qui contient tout ce qu’il y d’important : le bureau pour vérifier et équiper vos sorts, la penderie pour changer de tenue (que vous débloquez avec les quêtes), la banque pour stocker votre or avant de partir en exploration, le coffre pour stocker vos objets et enfin un « forgeron » pour améliorer vos armes.

Parlons justement des équipements que je n’ai pas encore évoqué, vous avez juste une arme et un bouclier. Il y a deux types d’armes, les épées, orientées dégâts physiques et les bâtons pour la magie, mais ces derniers se révèlent très inutiles vu que les sorts sont limités en utilisation. Chaque arme possède un emplacement pour un sceau, les sceaux sont des compétences passives propre à chacune (dégâts élémentaires, portée etc…). A force d’utiliser une arme celle-ci pourra gagner un niveau, 5 étant le maximum. Les niveaux ne les rendent pas plus puissantes mais leur donne un nouvel emplacement pour un sceau, pour ajouter un sceau vous devrez fusionner une arme avec une autre du même type (idem pour les boucliers). Certains équipements que vous ramasserez auront un bonus dans leur nom comme « +1 » ou « -1 », ce bonus est transférable à un autre équipement du même type et est cumulable, jusqu’à +99 ou -99, les moins étant inutiles bien sur. Comme dit plus haut, le jeu n’est pas bien dur, vis vous gardez une arme avec un bonus +20, vous n’aurez aucun problème à traverser tous les donjons.

Musiques : +
Les pistes du jeu remplissent assez bien leur rôle avec des thèmes d’exploration entrainant et discret à la fois, ceux des divers personnages facilement reconnaissables et des thèmes chantés lors des combats de boss. Toutefois certains finissent par devenir assez soulant à la longue comme celui de la Curry Tower ou des Monster House (voir aussi celui de Gigadis dans les dialogues), il m’est donc arrivé de couper les BGM du jeu le temps de finir certains étages.

Durée : ++
L’histoire contient six donjons à explorer, que vous pouvez faire d’affiler sans trop de difficulté, cela représente environ une trentaine d’heure en prenant bien le temps d’explorer. Ensuite vous aurez accès au donjon post-game qui lui fait 256 étages, ce qui prend un temps fou à boucler. Pour les chasseurs de trophées, la récompense ultime s’obtient en 80 heures environ, c’est plutôt acceptable mais vous demandera d’obtenir tous les objets du jeux entre autre ce qui signifie qu’il faut améliorer toutes les armes du jeu et le meilleur moyen pour cela et de vous taper 3 ou 4 fois ce fameux donjon post-game, il faut donc une bonne dose de patience et de courage…

Histoire : -/+
Le scénario ne vole pas bien haut, on suit Pupuru une jeune étudiante magicienne qui souhaite aider son restaurant de curry préféré à s’en sortir face à la concurrence, pour cela elle va tenter de réunir les ingrédients pour faire un certain Curry Magique légendaire, mais cela attire la convoitise d’autres personnes. Toute une clique de personnage vont se retrouver mêler à cette histoire, tous haut en couleur (roi démon amoureux, prêtresse du curry, sorcier obscure…). Si le jeu était traduit en français on pourrait presque que c’est tout publique, mais vu qu’un certain personnage passe tout le temps pour un pervers on va dire que non. On regrettera juste qu’il n’y a pas réellement d’aboutissement à tout ce beau monde et que les relations entre les personnages sont principalement approfondie par des scènes bonus qu’on obtient en ramassant des objets uniques à certain étages précis.

Recommander pour :
Novice en Donjon-RPG/Rogue-Like
Fan de jeu Compile Heart

2014-07-20-153829

Voilà pour ce Sorcery Saga qui est plutôt passé inaperçu par chez nous, pourtant il est tout à fait appréciable par son originalité et sa faible difficulté. Si vous n’osez pas jouer à The Guided Fate Paradox car vous avez peur de son style de jeu, alors testez celui là d’abords vous pourrez vous faire un avis sur les donjon-RPG. Et puis bon, Yui Ogura (Rom dans Neptunia, Tuskiko dans Henneko…) qui double Pupuru, tellement moe~